Mon allaitement, le bilan

22.11.2018

 

 Crédit photo - Isol

 

 

 

 

Hello Hello !

 

Après mon accouchement et mon séjour en maternité, on parle allaitement sur le blog ! J'ai reçu beaucoup de questions à ce sujet sur Instagram, il allait de soi que j'en fasse un article. Mais d'abord, petit "disclaimer" ... Cet article n'est en aucun cas là pour vous inciter à allaiter. Je sais, malheureusement, que l'allaitement est un sujet sensible en France voire même tabou. Voyez ici qu'un retour d'expérience d'une jeune maman, qui vous raconte ce qu'elle a vécu, ce qu'elle a mis en place et c'est tout. Ce n'est ni donneur de leçon ou de moral, ni même des conseils et règles à suivre. Chaque maman est différente, chaque bébé est différent, chaque corps est différent et surtout chaque histoire est différente. Je ne juge personne, ne me jugez pas. Ni moi, ni aucune maman qui choisit de donner le sein ou le biberon.

 

 

L'allaitement, une évidence

 

Et bien non ! Depuis aussi jeune que je me souvienne, quand j'imaginais avoir des enfants, je ne me posais aucune question sur l'allaitement car je ne souhaitais tout simplement pas allaiter. C'était à la limite d'être "hors de question". Ma maman ne m'avait pas allaitée, aucune femme de ce que j'en sais n'avait allaité dans ma famille. Et puis avoir un bébé "pendu au sein", je trouvais ça bizarre, non pas malsain ou "dégueulasse" comme je peux l'entendre mais simplement je ne me voyais pas le faire. Et enfin, l'idée reçue number one : avec mon mini bonnet A, j'allais pas nourrir grand monde.

 

 

Le changement d'avis

 

En grandissant, je me suis de plus en plus renseignée sur l'éducation et le fonctionnement des bébés. C'est un sujet qui me passionne, qui regorge de secrets. En est venu le jour où j'ai compris que scientifiquement parlant, offrir son propre lait à son bébé était le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire. Mais, moi, têtue comme je suis, il m'en fallait plus pour me convaincre même si je croyais en les preuves scientifiques ...

Et un jour j'ai rencontré mon chéri, le papa de mon fils. Quand on a commencé à parler bébé, cette question est revenue. Normal. J'étais ferme, je n'allaiterai pas mes enfants. Mais lui, ayant été allaité, me revendiquait que c'était la meilleure façon de nourrir un bébé. C'est le plus naturel, le plus simple, le moins contraignant, le plus économique aussi qu'on se le dise et puis de manière générale : nous sommes des mammifères, on est programmé pour ça. Et pour lui, c'est beau une femme qui nourrit son enfant. Il parait également qu'on retrouve sa ligne plus rapidement ! Bref. Plus on en parlait et plus l'idée d'allaiter me trottait en tête. Et pourquoi pas essayer ou juste le faire à la maternité ? C'est déjà bien pour quelqu'un qui ne le voulait pas ! Et puis je me suis tournée vers des blogs et des chaînes Youtube de mamans qui allaitaient ou avaient allaité leur(s) bébé(s). Elles en parlaient de manière très sereine sans pour autant étaler leur "science infuse" en nous incitant à faire comme elles. J'ai trouvé ces retours d'expériences très enrichissants, tant par leur diversité que leur vérité. C'était du vécu réel et non des idéaux qu'on peut parfois nous faire miroiter. Enfin, quand je suis tombée enceinte, je suis devenue une grande adepte de l'émission La Maison des Maternelles qui recueillait également des témoignages plus ou moins roses avec à chaque fois des conseils et solutions d'experts. Ça y est, on m'a convaincue : j'allaiterai mon enfant, autant que je pourrai et le voudrai. Peu importe les diktats que prônent les pro-allaitement, peu importe l'avis de ma famille et mes amis, peu importe ce que les gens penseront s'ils me voient allaiter en public.

 

 

 

Mes débuts à la maternité

 

Comme je vous l'ai raconté dans mon article précédent, j'ai réalisé la tétée d'accueil avec Arthur environ une heure après mon accouchement. La sage-femme qui m'a accouchée m'a aidée à le mettre au sein, il a tout de suite trouvé et bien tété. Sachez que les deux premiers jours, ce n'est pas du lait mais du colostrum que vous pouvez offrir à votre bébé. C'est comme du lait épais et jaune qui regorge de bonnes choses, tout ce qu'il faut pour un nouveau né qui n'est plus nourri grâce au placenta. C'est de l'or parait-il ! Lors de ces deux premiers jours, je ne sentais absolument rien quand mon bébé tétait. Je n'avais aucune sensation particulière ni aucun mal, parfait !

 

 

 

Et là, ça se gâte : LA montée de lait

 

Pamela Anderson, sort de ce corps !!! Je me suis réveillée le surlendemain de mon accouchement avec littéralement deux obus. La veille en me couchant, je sentais des picotements, je me doutais que ça allait donc arriver le lendemain. Mais à ce point-là ?? Ça je ne m'en doutais pas par contre, même si je m'étais renseignée précédemment. Je me suis levée, suis allée dans la salle d'eau de ma chambre et me suis observée dans le miroir. Wouah. A ce moment-là, j'ai décomplexé trèèèèèès vite ! Non pas que je sois complexée par ma petite poitrine, après 25 ans de vie commune je l'ai accepté et me sens bien dans ma peau. Simplement, ce que je voyais dans le reflet ne m'allait pas du tout ! Mes seins avaient triplé de volume, j'avais l'impression d'être passée sur le billard, qui plus est qu'on m'avait ratée. C'était moche. Redonnez-moi mes mini boooooobs ! (Au passage, chapeau aux nanas qui se font augmenter la poitrine et qui ne dépriment pas en voyant leurs nouveaux seins bien plus gros, je vous assure que c'est un choc !)

 

Parlons sensation maintenant parce que là, il y en avait ! Déjà, c'est chaud. Et oui, il faut bien chauffer le lait pour que ce soit agréable à manger ... Alors vous vous retrouvez avec deux casseroles à la place des seins qui mijotent, qui mijotent, qui mijotent ... sans cesse, jour et nuit ! En plus, sinon c'est pas drôle, vous avez la poitrine dure comme du béton armé. Je suis sûre que si j'avais toqué dessus, on aurait entendu un bruit. Je vous avoue que j'ai pas testé parce qu'évidemment, bah ça fait un peu mal quoi ... Ça n'a pas été une douleur insupportable en soi, ça tiraillait beaucoup puisque la peau se tend donc ça démangeait aussi. En fait, j'avais vraiment mal quand je faisais certains mouvements. Par exemple, mettre une brassière ou un soutien-gorge était compliqué, tout comme mettre un t-shirt ou se sécher après la douche. Et puis, je vous assure que je ne suis pas maso, parfois je me faisais mal toute seule. J'aime bien raconter cette anecdote : quand je me douche, je colle le pommeau à mon corps pour bien profiter de l'eau chaude (bouillante en vrai). Le problème avec ces énormes boobs, c'est que je mettais des coups de pommeau dedans sans faire exprès ! Et dans ces moments-là, une douleur profonde commençait à me lancer. Comme des coups de couteau, rien que ça.

 

Je vous assure, cette fameuse montée de lait ne dure que deux à trois jours généralement. La mienne a duré à peine deux jours et ayant commencé le lendemain de mon accouchement, je l'ai vécue entièrement à la maternité. Puisque j'avais les sages-femmes à disposition, elles m'aidaient un max pour bien le vivre. Elles m'ont été d'une très grande utilité car j'ai frôlé l'engorgement, c'est-à-dire un surplus de lait bloqué dans les seins. Je ne suis pas du tout à plaindre niveau production de lait, je produis beaucoup, mais Arthur était un très bon dormeur à la maternité. Donc le lait se stockait et à force de l'être, il avait du mal à s'évacuer.

 

Mais comment reconnaître les symptômes ? Et bien vous avez mal, les seins sont durs comme de la pierre et très gros, votre téton à limite d'avoir disparu l'intérieur de toute cette masse de boobs, vous avez des plaques rouges sur la peau et vous sentez des grosseurs très dures sous la peau (en gros des réservoirs de lait pleins à craquer). Ça, ce sont les symptômes d'une montée de lait qui ne se passe pas au mieux. Si en plus de ça vous avez de la fièvre, là vous faites un véritable engorgement.

 

Alors comment se soulager ? Règle numéro un, et ce n'est pas donneur de leçon, si vous souhaitez allaiter c'est ce qu'il faut faire pour que la lactation de mette en route et "prenne un rythme" : il faut faire téter le plus possible bébé. Déjà ça vous permettra de vider vos seins et ça vous soulagera grandement et en plus, la succion que produira votre bébé enverra un message au cerveau qui lui l'enverra à vos seins pour leurs dire qu'il est l'heure de produire quand il y a cette succion. Le corps est génial non ? Parce que oui, les seins, à part au moment des montées de lait, ce ne sont pas des briques de lait ! Le lait est principalement fabriqué au moment de la tétée. Néanmoins, si les tétées sont très espacées, il peut dans ce cas-là y avoir une fabrication et un stockage dans les seins entre les tétées.

Côté astuces, j'ai suivi ce que me recommandaient les sages-femmes : placer une serviette ou des gants de toilettes très chauds avant les tétées. Grâce à la chaleur, les canaux se dilatent et le lait circule mieux, ça fait donc moins mal. A l'inverse, quand les tétées sont terminées, elles me conseillaient de mettre du froid, notamment pour soulager le mamelon qui en prend un sacré coup au début d'un allaitement (je vous rassure, pas toujours !). Et enfin, elles m'encourageaient à masser mes seins sous l'eau chaude pendant ma douche mais aussi pendant les tétées pour rendre l'évacuation plus simple.

 

 

 

Mes petits outils du quotidien

 

Indispensables de tous les jours : les coussinets d'allaitement. J'ai testé ceux de la marque Mercurochrome ainsi que ceux de la marque Mam. Je préfère les Mam car ils sont beaucoup plus doux et irritent moins le mamelon, surtout quand il est sensibilisé. Par contre attention, il en existe deux types chez Mam, les classiques et les fins. Les fins sont vraiment fins ! Perso, ils ne me suffisent pas. Je me suis déjà retrouvée avec le pull trempé : oui oui, le pull alors qu'il y avait un coussinet et un soutien-gorge en-dessous (quand je vous disais que je produis beaucoup). En parlant de soutien-gorge, mon préféré est celui de la marque Medela, il est franchement génial ! Il maintient bien sans trop serrer la poitrine, sa matière est bien adhérente pour que les coussinets restent en place, ils sont discrets, les accroches tiennent bien et ils ne sont pas affreux ! J'ai aussi des brassières d'allaitement de la marque Envie de Fraise mais franchement je n'aime pas. Elles remontent tout le temps, je n'aime pas la matière qui empêche les coussinets, pourtant auto-collants, d'adhérer, les accroches ne tiennent pas si bien ... Bref, je passe mon tour !

 

Lorsque j'ai rencontré des petits soucis, j'ai opté pour deux produits : la crème à la lanoline de Lansinoh et les coquillages d'allaitement Body Shell trouvables sur l'e-shop La Cigogne Française. Pendant ma montée de lait, Arthur avait du mal à téter : un, mes seins étaient énormes (oui, je le redis vu que ça m'arrivera que très peu de fois dans ma vie) ce qui compliquait la prise en bouche et deux, il a un frein de langue assez court. Le pédiatre nous avait proposé de le couper (le bébé n'a pas mal du tout, rassurez-vous) si jamais les tétées étaient douloureuses sauf qu'à ce moment-là, elles ne l'étaient pas, donc j'ai refusé. Ces deux facteurs combinés, mon loulou peinait à téter, il le faisait mal malgré lui, ce qui m'a valu un début de crevasse (bon appétit). Une crevasse c'est quoi ? Pour faire simple, c'est une faille dans le mamelon ! Donc on douille. Et encore, s'en n'était pas encore une bien formée. Dès que j'ai vu ça, je me suis tartinée de crème à la lanoline. Ça ne l'a pas réparée mais je pense que ça a évité que ça n'empire ou en créé d'autres. J'avoue, je n'ai pas osé sortir tout de suite mes coquillages d'allaitement, j'ai cru qu'on allait me prendre pour une fille perchée tant c'est rare d'en voir ! Mais à force de serrer des dents pendant plusieurs tétées, j'ai fini par les mettre. Et là miracle, ma "crevasse" a cicatrisé en peu de temps ! Le froid des coquillages soulage instantanément les mamelons. En plus de ça, quelques gouttes de lait tombent à l'intérieur des coquillages, de ce fait les mamelons "trempent" dedans et le lait cicatrise les blessures. J'y croyais pas mais c'est vrai : le lait maternel est un vrai couteau suisse, il sert à tout ! Ou presque.

Aparté sur les crevasses, ça fait mal. Vous imaginez des aiguilles plantées dans vos petits tétons qui n'ont rien demandé ? Et bah voilà. En plus des petits trucs et astuces que j'ai mis en place, sachez que ce qui peut provoquer des blessures peut être aussi lié au positionnement du bébé. Donc essayez plein de positions et trouvez la votre ! (J'ai testé également les bouts de sein en silicone une seule fois, j'ai trouvé ça relou à mettre donc j'ai vite abandonné mais ça peut être efficace pour certaines mamans !)

 

 

Le tire-allaitement

 

J'ai décidé de tirer mon lait quand Arthur avait deux semaines. Dans un premier temps, c'était pour me soulager la nuit quand il ne se réveillait pas et que j'avais un trop plein dans les seins. C'était aussi pour que le papa prenne la relève de temps en temps le soir pour que je puisse faire un peu autre chose de mes fins de journées. Et enfin, je sais que ça faisait plaisir par exemple aux grands-mères et à l'arrière-grand-mère d'Arthur de lui donner un biberon quand elles le voyaient. Je voulais leurs faire plaisir aussi.

 

Je sais que l'utilisation du biberon, tout comme de la tétine d'ailleurs (Arthur en a une car il a un grand besoin de succion et suçoter mon sein ou mon doigt h24 c'est juste pas possible), est très contre-versée pendant un allaitement. Il se trouve qu'il peut parfois iy avoir une confusion sein/tétine ce qui peut mettre en péril l'allaitement. Bébé aime la tétine, ne veut plus du sein ou le tète mal car ça demande plus d'effort pour que le lait sorte, la production de lait se fait de moins en moins bien ... bref vous m'avez comprise ! C'était un risque à prendre et je l'ai pris. Je sais ce qu'il aurait pu se passer. Si Arthur n'avait plus revoulu du sein et bien j'aurai tiré mon lait tous les jours et plusieurs fois par jour pour le lui donner au biberon. On a de la chance, j'en suis consciente, il ne fait aucune confusion. ("Oui mais il peut confondre bien plus tard, bla bla bla ..." Oui, mais laissez-moi tranquille.) Il existe d'autres façons de donner son lait à son bébé autre que le sein et le biberon, comme des gobelets ou des cuillères faits exprès. Je le sais, maintenant vous le savez, chacun fait son choix et basta !

 

En ce qui concerne le tire-lait, je le loue à la pharmacie près de chez moi. J'ai eu une ordonnance à la maternité pour une durée d'un an renouvelable. C'est remboursé par la sécurité sociale, vous payez juste les téterelles et les petits biberons récepteurs de lait que vous garderez une fois l'allaitement terminé. Celui que je possède est de la marque Kitett, une machine encombrante mais très performante et à double pompage (qu'on se le dise, on ressemble à une vache laitière dans ces moments-là). J'ai commandé sous les conseils de Romane du blog Les Carnets de Romane (qui, au passage, a fait également un article très complet sur son allaitement complètement différent du mien) un tire-lait électrique de la marque Bébé Confort qui est beaucoup plus compacte et pratique lorsqu'on part en week-end.

Personnellement, je tire mon lait un peu au feeling. Soit j'en ai réellement besoin, soit je tire juste après une tétée pour faire un peu de stock si je dois m'absenter ou pour que le papa passe un moment en tête à tête avec son fils chéri. Sachez en tout cas que ça ne fait absolument pas mal et qu'avec un tire-lait électrique c'est assez rapide ! Pour info, j'utilise les biberons de la marque Dodie, fabrication française et top qualité pour des petits prix.

 

 

 

Aujourd'hui, où en sommes nous ?

 

Arthur est en excellente santé. Il grandit bien et grossit très bien. Signes que mon allaitement est de qualité. A l'heure actuelle, il n'a jamais confondu le sein et le biberon (et bim) et sait adapter sa succion selon la situation. Il mange environ toutes les 3 heures 30 à 4 heures, voire plus s'il attaque une énorme sieste suite à une balade en poussette ou en voiture. Ne vous inquiétez pas, un bébé ne se laisse pas mourir de faim et vous le fera comprendre s'il est l'heure de manger ! Les tétées se passent très bien et peuvent durer plus ou moins longtemps, selon si bébé a juste faim ou s'il veut tout simplement être rassuré. Et oui, un allaitement ce n'est pas juste pour nourrir un bébé, c'est aussi avoir un contact physique réconfortant avec sa maman. Et non, ça ne fait pas des bébés qui voudront toujours leur môôôôman ou être à bras à tout prix plus tard ;) Niveau sensation, je n'ai plus aucun mal vraiment douloureux. Je peux juste avoir les mamelons rouges et sensibles après une longue tétée ou ressentir des picotements pas très agréables lors d'un trop plein de lait. Mais la période serrage de dents est bien terminée depuis longtemps ! Certaines périodes sont néanmoins plus difficiles que d'autres notamment les pics de croissance. Bébé tète très souvent la journée, vous êtes crevée, parfois il ne fait plus ses nuits mais tout revient dans l'ordre ne vous en faites pas. Enfin, en ce qui concerne l'allaitement en public, que soit avec des proches ou entourée d'inconnus, je me sens de plus en plus à l'aise. Il faut bien savoir qu'on ne s'exhibe pas, loin de là ! Et si ça dérange certains, ils n'ont qu'à pas regarder. Je n'utilise aucun vêtement particulier ni ne me cache avec un lange. Si on commence à se prendre la tête, on n'a pas fini !

 

 

Et après ?

 

A l'heure où j'écris cet article (Arthur tète ^^), je reprends le travail dans un mois et demi. Je ne sais pas si dans les semaines à venir je vais décider de le sevrer et passer au lait artificiel. Je ne sais pas si je vais introduire du lait artificiel tout en gardant des tétées le matin et le soir. Je ne sais pas non plus si je vais continuer avec l'allaitement maternel exclusif en tirant mon lait sur mon lieu de travail pour qu'il puisse continuer à en recevoir quand sera chez sa nounou. L'avenir nous le dira ! Dans tous les cas, je ne me prends absolument pas la tête et ne me mets aucune pression. C'est d'ailleurs le seul conseil que je vous donne pour vous lancer dans un allaitement serein. Zéro pression les gars. Enfin les filles !

 

 

Parisiennement,

 

 

Charlène  ♡

 

 

 Crédit photo - Isol

 

 

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload